Grâce à notre ami et réinformateur d'élite François Desouche, nous avons pu apprendre qu'une enième manifestation pro-palestinienne s'était déroulée à Paris récemment, et que certains natios à l'esprit curieusement tourné avaient eu la mauvaise idée de vouloir s'y joindre. Très honnêtement, je crois que jamais des natios n'ont autant mérité de se faire traiter de crétins.
Quel intérêt peut-il bien y avoir à soutenir des gens qui manifestent sur des bases religieuses et ethniques avouées ? Que va donc faire un nationaliste français dans des manifestations qui se déroulent sous la bannière palestinienne, qui regroupent majoritairement des arabo-musulmans et qui se terminent par des prières musulmanes ? Mystère. Certains invoqueront l'antisionisme, qui est d'ailleurs bien souvent un antijudaïsme déguisé. Disons-le franchement : c'est l'argument le plus stupide et improductif qui soit. Les nationalistes antisionistes sont encombrants pour les pro-palestiniens traditionnels qui, on le comprend, ne veulent pas trop s'embarrasser de gens qui donnent la pire image possible (médiatiquement parlant, s'entend) de leur combat - des gens chez qui ils soupçonnent d'ailleurs, et pas forcément à tort, un racisme rampant qui ne cherche qu'à utiliser leur cause. Les natios antisionistes sont aussi un boulet pour l'ensemble du camp nationaliste, car ils justifient toutes les accusations d'antisémitisme que l'opinion lui porte, à tort ou à raison. Et honnêtement, je ne crois pas que les pro-israëliens soient trop impressionnés : ils ont déjà suffisamment à faire avec la masse des pro-palestiniens arabo-musulmans.
D'après les comptes-rendus fournis tout autant par les natios en question (notamment VoxNR) que par les inévitables gauchistes crasseux dont je me demande toujours, soit dit en passant, ce qu'ils veulent, lesdits natios se sont fait jeter de façon musclée. Ils n'ont toujours pas compris ? Ce combat n'est pas le notre, et ne peut pas l'être.
Quel est le rapport, en effet, entre un descendant d’immigré maghrébin de banlieue et un Palestinien ? D’où vient la solidarité du premier avec la cause du second ? C’est simple : proximité ethnique et identité religieuse. Je comprends parfaitement cette solidarité, et j’en tire la seule conclusion possible : un Arabe de banlieue est plus proche d’un Palestinien qu’il ne le sera jamais d’un Français pur jus. L’antisionisme fait alors office de plus petit dénominateur commun avec les FDS, natios ou gauchistes, qui viennent se greffer sur ce type de manifestation. Et pire encore, je ne crois pas que ce dénominateur commun soit suffisant pour forger un embryon d’alliance. Pourquoi ? Parce qu’il est clair qu’aujourd’hui, les masses arabo-musulmanes de France sont assez fortes pour se passer de l’aide de qui que ce soit. Les gauchistes, comme à leur habitude, suivent le mouvement, toujours à la poursuite de leurs chimères égalitaires et internationalistes, et sont tolérés par le gros des manifestants, pourvu qu’ils se fassent discrets. Et malheureusement, certains natios tentent de satisfaire une vague passion antijudaïque dans la manœuvre en se cachant dans des cortèges dont le système politico-médiatique n’osera dire trop de mal. Mais une fois de plus, il faut le répéter, les arabo-musulmans sont en train de prendre le large politiquement, car ils atteignent peu à peu une masse critique qui leur autorise l’autonomie. Et c’est cela qui devrait nous inquiéter avant toute autre chose. Nous avons en face de nous des gens nombreux, qui apprennent à s’organiser, et qui, n’en déplaise à Alain Soral, ne veulent pas se réconcilier avec qui que ce soit. Je ne crois pas d’ailleurs que ces gens en éprouvent le besoin. On se réconcilie lorsqu’on a un différent, mais que ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous sépare. Or il me semble que nous ne sommes pas exactement dans cette situation.
Cela fait d’ailleurs un bout de temps que les politiciens et les médias l’ont bien compris : le traitement pro-palestinien de l’information, les postures indignées et autres airs concernés et humanitaires ne sont jamais qu’autant de génuflexions destinées à donner le change face à ces masses remuantes avec lesquelles nos élites pensent pouvoir composer.
Comme dit le proverbe, il faut avoir une longue cuillère pour dîner avec le diable. Merci bien, mais ce genre de festin, on sait comment ça finit. Et puis, comment trinquer avec des gens qui ne boivent pas d'alcool, je vous le demande ?
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