Aux Antilles, la crise dure. Comme d'habitude, les politiciens et les journaleux nous parlent de tensions "sociales", en omettant scrupuleusement de nous dire que ces tensions sociales réelles sont largement agrémentées, c'est peu dire, de tensions ethniques. Tout ceci n'est pas bien nouveau au demeurant, et je ne crois sincèrement pas que malgré son avachissement coutumier, la masse des Français ne se rendent pas un peu compte des véritables enjeux de la situation.
Il y a fort à parier que la crise trouvera son issue avec un gros chèque fait par la République qui ne sera que l'achat d'une trêve temporaire par une élite dont le premier commandement est "Pas de vagues". Ce qui ne règlera pas le problème de fond : un petit nombre de blancs contrôlent l'économie d'îles largement peuplées de noirs.
Les cortèges de protestation "sociale" tendent à se transformer, on le voit, en chasse aux blancs, et on peut entendre distinctement des revendications d'indépendance. Après tout, pourquoi pas ? Ces îles sont surtout des gouffres financiers, malgré une importance stratégique qui se fait de jour en jour plus ténue.
Mais l'indépendance serait de toute façon une mauvaise solution. Non seulement parce qu'elle réduirait la présence française dans les Antilles et donnerait des idées aux autres départements et territoires d'outre-mer, mais aussi parce que ce serait trahir les quelques blancs qui y vivent. Ils ne sont pas nécessairement sympathiques, mais est-ce pour autant qu'ils méritent le sort des pieds-noirs d'Algérie ? Et quand bien même on ne se soucierait pas de cette poignée de descendants d'esclavagistes nantis, l'indépendance constituerait un boulet pour la France bien pire que ne le sont actuellement Guadeloupe et Martinique.
Que se passerait-il en effet si ces îles obtenaient l'indépendance ? Évidemment, les spoliations et violences envers les blancs ne se feraient pas attendre. Et évidemment, il faudrait que la France paye des indemnités faramineuses sous prétexte de dette quant à l'esclavage ou autres balivernes du même tonneau. Mais surtout, en moins de 5 ans dans le meilleur des cas, Guadeloupe et Martinique se retrouverait probablement au même niveau que Haïti, c'est-à-dire dans une situation économique catastrophique et sans issue. Et que se passerait-il alors ? Tout simplement, un grand nombre d'Antillais viendraient, la rage au coeur, s'installer en France, avec toutes les tensions socio-ethniques que cela implique. Avec toute la haine revendicatrice envers l'ex-métropole que cela suppose.
Je ne crois pas que la France puisse s'offrir ce luxe par les temps qui courent. Continuons encore quelque temps à entretenir ces îles inutiles. Nous avons des problèmes autrement plus pressant à régler chez nous.
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