mercredi 4 février 2009

Les cultures et la civilisation

Il y a de par le monde de nombreuses cultures, qui souvent se complètent pour former des cultures plus vastes. Ensemble de mythes, de croyances, de pratiques sociales, de conceptions du monde, une culture situe un homme dans son environnement et parmi ses semblables. Il y a ainsi une culture irlandaise et une culture provençale, les deux s'intégrant à un ensemble plus vaste qu'on pourrait appeler culture européenne. Il y aussi une culture chinoise, japonaise. Aussi une culture musulmane. On pourrait faire une liste quasi infinie. Mais il n'y a qu'une seule civilisation.

Une civilisation, c'est le passage d'une culture à un stade historique : on construit, on se donne des codes, on conquiert, on laisse une trace. Une civilisation permet à un homme de se situer dans l'histoire. Il y a eu par le passé des civilisations concurrentes, rivales. Il y a eu une civilisation chinoise et une civilisation musulmane, comme il y a eu une ou plusieurs civilisations précolombiennes. Mais tout cela est terminé depuis plus de 200 ans. C'est un fait. Il n'y a plus qu'une civilisation : celle de l'Occident.

La civilisation techno-scientifique occidentale, portée par des concepts politiques et juridiques uniques en leur genre, a triomphé. Elle impose partout ses standards. Que ceux qui n'en sont pas convaincus regardent autour d'eux : partout, quelles que soient les cultures, les hommes ne désirent rien tant que de pouvoir profiter des inventions occidentales. Les dignitaires et businessmen de tous pays ont adopté le costume-cravate. Les rois du pétroles, malgré leurs keffieh et leur djelabbas, ne se déplacent qu'en Mercedes. De Oulan-Bator à Jakarta, de Marrakech à Ouagadougou, les hommes, dès qu'ils le peuvent, se procurent un téléphone portable. Et tout cela ne serait que détails si ce n'était l'agriculture occidentale, et sa fameuse "révolution verte" des années 60, qui permet à l'humanité de se nourrir. Sans compter l'adoption universelle des armes à feu, sans lesquelles aucune guerre sérieuse ne peut être menée.

C'est tellement vrai que même les cultures les plus hostiles à l'Occident, dont les valeurs y sont le plus opposées, ne remettent jamais en question l'usage du moteur à explosion, de l'électricité ou du fusil à répétition. Surtout les cultures les plus hostiles à l'occident, devrait-on dire. Surtout l'Islam.

L'Occident possède une telle supériorité, quasi magnétique, que les masses du tiers-monde déferlent sur les terres occidentales, espérant profiter de cette manne fantastique. Pourtant, il n'est pas dit que cette civilisation, sans rivale, ne disparaisse un jour. Car ce qui fait une civilisation, ce sont les hommes. Sans occidentaux, plus de civilisation occidentale. Et la pression démographique est fortement au désavantage de l'Occident.

Il ne faut pas croire tous ceux qui disent et s'imaginent que la civilisation occidentale peut intégrer ces masses et continuer à prospérer, que les valeurs de l'occident sont tellement universelles qu'elles pourront survivre et prospérer après la disparition des occidentaux. Non. Lorsque disparaîtra l'homme occidental, ses cultures disparaîtront avec lui. Et ce sont ces cultures qui sont le soubassement de sa civilisation. Avec l'occidental disparaîtra l'Occident.

L'Occident n'est pas parfait, loin de là, et les maux apportés par sa civilisation sont à la mesure de ses bienfaits. Mais que tous ceux qui prétendent se comparer à l'Occident commencent par se défaire de tout ce qui est occidental dans leur vie, et nous pourrons commencer à discuter. Mais comme je l'ai déjà fait remarquer, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent.

Quand il n'y aura plus d'ingénieurs Allemands pour concevoir des Mercedes, j'ai peine à croire que les Saoudiens réussiront ne serait-ce qu'à assurer la maintenance des véhicules. Non pas que je révère à ce point les voitures, allemandes ou non. La domination de la machine ne m'est pas sympathique. Mais j'ai la reconnaissance du ventre, et je sais que c'est grâce à l'Occident et à ses machines que je ne suis pas aujourd'hui un paysan illettré courbé sur sa houe sous un soleil de plomb et à la merci d'un roitelet arriéré et despotique dans un pays tropical infesté de maladies. Qu'on se le dise.



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