Aux Antilles, la crise dure. Comme d'habitude, les politiciens et les journaleux nous parlent de tensions "sociales", en omettant scrupuleusement de nous dire que ces tensions sociales réelles sont largement agrémentées, c'est peu dire, de tensions ethniques. Tout ceci n'est pas bien nouveau au demeurant, et je ne crois sincèrement pas que malgré son avachissement coutumier, la masse des Français ne se rendent pas un peu compte des véritables enjeux de la situation.
Il y a fort à parier que la crise trouvera son issue avec un gros chèque fait par la République qui ne sera que l'achat d'une trêve temporaire par une élite dont le premier commandement est "Pas de vagues". Ce qui ne règlera pas le problème de fond : un petit nombre de blancs contrôlent l'économie d'îles largement peuplées de noirs.
Les cortèges de protestation "sociale" tendent à se transformer, on le voit, en chasse aux blancs, et on peut entendre distinctement des revendications d'indépendance. Après tout, pourquoi pas ? Ces îles sont surtout des gouffres financiers, malgré une importance stratégique qui se fait de jour en jour plus ténue.
Mais l'indépendance serait de toute façon une mauvaise solution. Non seulement parce qu'elle réduirait la présence française dans les Antilles et donnerait des idées aux autres départements et territoires d'outre-mer, mais aussi parce que ce serait trahir les quelques blancs qui y vivent. Ils ne sont pas nécessairement sympathiques, mais est-ce pour autant qu'ils méritent le sort des pieds-noirs d'Algérie ? Et quand bien même on ne se soucierait pas de cette poignée de descendants d'esclavagistes nantis, l'indépendance constituerait un boulet pour la France bien pire que ne le sont actuellement Guadeloupe et Martinique.
Que se passerait-il en effet si ces îles obtenaient l'indépendance ? Évidemment, les spoliations et violences envers les blancs ne se feraient pas attendre. Et évidemment, il faudrait que la France paye des indemnités faramineuses sous prétexte de dette quant à l'esclavage ou autres balivernes du même tonneau. Mais surtout, en moins de 5 ans dans le meilleur des cas, Guadeloupe et Martinique se retrouverait probablement au même niveau que Haïti, c'est-à-dire dans une situation économique catastrophique et sans issue. Et que se passerait-il alors ? Tout simplement, un grand nombre d'Antillais viendraient, la rage au coeur, s'installer en France, avec toutes les tensions socio-ethniques que cela implique. Avec toute la haine revendicatrice envers l'ex-métropole que cela suppose.
Je ne crois pas que la France puisse s'offrir ce luxe par les temps qui courent. Continuons encore quelque temps à entretenir ces îles inutiles. Nous avons des problèmes autrement plus pressant à régler chez nous.
mercredi 18 février 2009
mercredi 4 février 2009
Les cultures et la civilisation
Il y a de par le monde de nombreuses cultures, qui souvent se complètent pour former des cultures plus vastes. Ensemble de mythes, de croyances, de pratiques sociales, de conceptions du monde, une culture situe un homme dans son environnement et parmi ses semblables. Il y a ainsi une culture irlandaise et une culture provençale, les deux s'intégrant à un ensemble plus vaste qu'on pourrait appeler culture européenne. Il y aussi une culture chinoise, japonaise. Aussi une culture musulmane. On pourrait faire une liste quasi infinie. Mais il n'y a qu'une seule civilisation.
Une civilisation, c'est le passage d'une culture à un stade historique : on construit, on se donne des codes, on conquiert, on laisse une trace. Une civilisation permet à un homme de se situer dans l'histoire. Il y a eu par le passé des civilisations concurrentes, rivales. Il y a eu une civilisation chinoise et une civilisation musulmane, comme il y a eu une ou plusieurs civilisations précolombiennes. Mais tout cela est terminé depuis plus de 200 ans. C'est un fait. Il n'y a plus qu'une civilisation : celle de l'Occident.
La civilisation techno-scientifique occidentale, portée par des concepts politiques et juridiques uniques en leur genre, a triomphé. Elle impose partout ses standards. Que ceux qui n'en sont pas convaincus regardent autour d'eux : partout, quelles que soient les cultures, les hommes ne désirent rien tant que de pouvoir profiter des inventions occidentales. Les dignitaires et businessmen de tous pays ont adopté le costume-cravate. Les rois du pétroles, malgré leurs keffieh et leur djelabbas, ne se déplacent qu'en Mercedes. De Oulan-Bator à Jakarta, de Marrakech à Ouagadougou, les hommes, dès qu'ils le peuvent, se procurent un téléphone portable. Et tout cela ne serait que détails si ce n'était l'agriculture occidentale, et sa fameuse "révolution verte" des années 60, qui permet à l'humanité de se nourrir. Sans compter l'adoption universelle des armes à feu, sans lesquelles aucune guerre sérieuse ne peut être menée.
C'est tellement vrai que même les cultures les plus hostiles à l'Occident, dont les valeurs y sont le plus opposées, ne remettent jamais en question l'usage du moteur à explosion, de l'électricité ou du fusil à répétition. Surtout les cultures les plus hostiles à l'occident, devrait-on dire. Surtout l'Islam.
L'Occident possède une telle supériorité, quasi magnétique, que les masses du tiers-monde déferlent sur les terres occidentales, espérant profiter de cette manne fantastique. Pourtant, il n'est pas dit que cette civilisation, sans rivale, ne disparaisse un jour. Car ce qui fait une civilisation, ce sont les hommes. Sans occidentaux, plus de civilisation occidentale. Et la pression démographique est fortement au désavantage de l'Occident.
Il ne faut pas croire tous ceux qui disent et s'imaginent que la civilisation occidentale peut intégrer ces masses et continuer à prospérer, que les valeurs de l'occident sont tellement universelles qu'elles pourront survivre et prospérer après la disparition des occidentaux. Non. Lorsque disparaîtra l'homme occidental, ses cultures disparaîtront avec lui. Et ce sont ces cultures qui sont le soubassement de sa civilisation. Avec l'occidental disparaîtra l'Occident.
L'Occident n'est pas parfait, loin de là, et les maux apportés par sa civilisation sont à la mesure de ses bienfaits. Mais que tous ceux qui prétendent se comparer à l'Occident commencent par se défaire de tout ce qui est occidental dans leur vie, et nous pourrons commencer à discuter. Mais comme je l'ai déjà fait remarquer, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent.
Quand il n'y aura plus d'ingénieurs Allemands pour concevoir des Mercedes, j'ai peine à croire que les Saoudiens réussiront ne serait-ce qu'à assurer la maintenance des véhicules. Non pas que je révère à ce point les voitures, allemandes ou non. La domination de la machine ne m'est pas sympathique. Mais j'ai la reconnaissance du ventre, et je sais que c'est grâce à l'Occident et à ses machines que je ne suis pas aujourd'hui un paysan illettré courbé sur sa houe sous un soleil de plomb et à la merci d'un roitelet arriéré et despotique dans un pays tropical infesté de maladies. Qu'on se le dise.
Une civilisation, c'est le passage d'une culture à un stade historique : on construit, on se donne des codes, on conquiert, on laisse une trace. Une civilisation permet à un homme de se situer dans l'histoire. Il y a eu par le passé des civilisations concurrentes, rivales. Il y a eu une civilisation chinoise et une civilisation musulmane, comme il y a eu une ou plusieurs civilisations précolombiennes. Mais tout cela est terminé depuis plus de 200 ans. C'est un fait. Il n'y a plus qu'une civilisation : celle de l'Occident.
La civilisation techno-scientifique occidentale, portée par des concepts politiques et juridiques uniques en leur genre, a triomphé. Elle impose partout ses standards. Que ceux qui n'en sont pas convaincus regardent autour d'eux : partout, quelles que soient les cultures, les hommes ne désirent rien tant que de pouvoir profiter des inventions occidentales. Les dignitaires et businessmen de tous pays ont adopté le costume-cravate. Les rois du pétroles, malgré leurs keffieh et leur djelabbas, ne se déplacent qu'en Mercedes. De Oulan-Bator à Jakarta, de Marrakech à Ouagadougou, les hommes, dès qu'ils le peuvent, se procurent un téléphone portable. Et tout cela ne serait que détails si ce n'était l'agriculture occidentale, et sa fameuse "révolution verte" des années 60, qui permet à l'humanité de se nourrir. Sans compter l'adoption universelle des armes à feu, sans lesquelles aucune guerre sérieuse ne peut être menée.
C'est tellement vrai que même les cultures les plus hostiles à l'Occident, dont les valeurs y sont le plus opposées, ne remettent jamais en question l'usage du moteur à explosion, de l'électricité ou du fusil à répétition. Surtout les cultures les plus hostiles à l'occident, devrait-on dire. Surtout l'Islam.
L'Occident possède une telle supériorité, quasi magnétique, que les masses du tiers-monde déferlent sur les terres occidentales, espérant profiter de cette manne fantastique. Pourtant, il n'est pas dit que cette civilisation, sans rivale, ne disparaisse un jour. Car ce qui fait une civilisation, ce sont les hommes. Sans occidentaux, plus de civilisation occidentale. Et la pression démographique est fortement au désavantage de l'Occident.
Il ne faut pas croire tous ceux qui disent et s'imaginent que la civilisation occidentale peut intégrer ces masses et continuer à prospérer, que les valeurs de l'occident sont tellement universelles qu'elles pourront survivre et prospérer après la disparition des occidentaux. Non. Lorsque disparaîtra l'homme occidental, ses cultures disparaîtront avec lui. Et ce sont ces cultures qui sont le soubassement de sa civilisation. Avec l'occidental disparaîtra l'Occident.
L'Occident n'est pas parfait, loin de là, et les maux apportés par sa civilisation sont à la mesure de ses bienfaits. Mais que tous ceux qui prétendent se comparer à l'Occident commencent par se défaire de tout ce qui est occidental dans leur vie, et nous pourrons commencer à discuter. Mais comme je l'ai déjà fait remarquer, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent.
Quand il n'y aura plus d'ingénieurs Allemands pour concevoir des Mercedes, j'ai peine à croire que les Saoudiens réussiront ne serait-ce qu'à assurer la maintenance des véhicules. Non pas que je révère à ce point les voitures, allemandes ou non. La domination de la machine ne m'est pas sympathique. Mais j'ai la reconnaissance du ventre, et je sais que c'est grâce à l'Occident et à ses machines que je ne suis pas aujourd'hui un paysan illettré courbé sur sa houe sous un soleil de plomb et à la merci d'un roitelet arriéré et despotique dans un pays tropical infesté de maladies. Qu'on se le dise.
dimanche 25 janvier 2009
Pas de discrimination !
Ici, vous n'êtes tous que des vrais connards. Le shériff Rosco ne fait pas de discrimination, il fout tout le monde dans le même panier (à salade).
Trop de sécurité...
Vu une pub pour l'Express. Encadré façon avertissement anti-tabac : "Trop de sécurité tue la liberté". Le tout par dessus le visage d'un homme politique français bien connu dont le nom m'échappe. Encore un chef-d'oeuvre de l'hypocrisie bobomédiatique.
J'aimerais bien savoir si le pubard à la manque ou le journaleux satisfait qui a pondu ce slogan a renoncé à son digicode et aux verrous de son appartement qu'on imagine cossu. J'aimerais bien savoir si l'Express a aussitôt licencié les agents de sécurité qui gardent ses bureaux, et supprimé les mots de passe qui empêche l'accès à ses ordinateurs.
J'aimerais bien savoir ce que ces tartuffes répondraient si on leur glissait innocemment que trop de sécurité de l'emploi tue la liberté des patrons. On n'imagine que trop les contorsions dialectiques et les anathèmes brutaux qui ne manqueraient pas de servir de réponse.
Trop de sécurité tue la liberté, et surtout la liberté de la racaille. Le Japon est l'un des pays les plus sûrs du monde, et le citoyen lambda y règle tous ses achats cash. Les femmes ne prennent pas les transports en commun la peur au ventre. Les commerçants n'y craignent pas les braquages éclairs. Et pourtant, je ne crois pas savoir que le Japon soit répertorié par Amnesty International comme un pays particulièrement liberticide.
Les bobos prennent une fois de plus une posture morale dont on sait au profit de qui elle est destinée.
La vérité, c'est que l'ennemi le plus implacable des libertés publiques, c'est l'insécurité et la violence. Les régimes totalitaires ne règnent pas autrement.
J'aimerais bien savoir si le pubard à la manque ou le journaleux satisfait qui a pondu ce slogan a renoncé à son digicode et aux verrous de son appartement qu'on imagine cossu. J'aimerais bien savoir si l'Express a aussitôt licencié les agents de sécurité qui gardent ses bureaux, et supprimé les mots de passe qui empêche l'accès à ses ordinateurs.
J'aimerais bien savoir ce que ces tartuffes répondraient si on leur glissait innocemment que trop de sécurité de l'emploi tue la liberté des patrons. On n'imagine que trop les contorsions dialectiques et les anathèmes brutaux qui ne manqueraient pas de servir de réponse.
Trop de sécurité tue la liberté, et surtout la liberté de la racaille. Le Japon est l'un des pays les plus sûrs du monde, et le citoyen lambda y règle tous ses achats cash. Les femmes ne prennent pas les transports en commun la peur au ventre. Les commerçants n'y craignent pas les braquages éclairs. Et pourtant, je ne crois pas savoir que le Japon soit répertorié par Amnesty International comme un pays particulièrement liberticide.
Les bobos prennent une fois de plus une posture morale dont on sait au profit de qui elle est destinée.
La vérité, c'est que l'ennemi le plus implacable des libertés publiques, c'est l'insécurité et la violence. Les régimes totalitaires ne règnent pas autrement.
Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère ?
Grâce à notre ami et réinformateur d'élite François Desouche, nous avons pu apprendre qu'une enième manifestation pro-palestinienne s'était déroulée à Paris récemment, et que certains natios à l'esprit curieusement tourné avaient eu la mauvaise idée de vouloir s'y joindre. Très honnêtement, je crois que jamais des natios n'ont autant mérité de se faire traiter de crétins.
Quel intérêt peut-il bien y avoir à soutenir des gens qui manifestent sur des bases religieuses et ethniques avouées ? Que va donc faire un nationaliste français dans des manifestations qui se déroulent sous la bannière palestinienne, qui regroupent majoritairement des arabo-musulmans et qui se terminent par des prières musulmanes ? Mystère. Certains invoqueront l'antisionisme, qui est d'ailleurs bien souvent un antijudaïsme déguisé. Disons-le franchement : c'est l'argument le plus stupide et improductif qui soit. Les nationalistes antisionistes sont encombrants pour les pro-palestiniens traditionnels qui, on le comprend, ne veulent pas trop s'embarrasser de gens qui donnent la pire image possible (médiatiquement parlant, s'entend) de leur combat - des gens chez qui ils soupçonnent d'ailleurs, et pas forcément à tort, un racisme rampant qui ne cherche qu'à utiliser leur cause. Les natios antisionistes sont aussi un boulet pour l'ensemble du camp nationaliste, car ils justifient toutes les accusations d'antisémitisme que l'opinion lui porte, à tort ou à raison. Et honnêtement, je ne crois pas que les pro-israëliens soient trop impressionnés : ils ont déjà suffisamment à faire avec la masse des pro-palestiniens arabo-musulmans.
D'après les comptes-rendus fournis tout autant par les natios en question (notamment VoxNR) que par les inévitables gauchistes crasseux dont je me demande toujours, soit dit en passant, ce qu'ils veulent, lesdits natios se sont fait jeter de façon musclée. Ils n'ont toujours pas compris ? Ce combat n'est pas le notre, et ne peut pas l'être.
Quel est le rapport, en effet, entre un descendant d’immigré maghrébin de banlieue et un Palestinien ? D’où vient la solidarité du premier avec la cause du second ? C’est simple : proximité ethnique et identité religieuse. Je comprends parfaitement cette solidarité, et j’en tire la seule conclusion possible : un Arabe de banlieue est plus proche d’un Palestinien qu’il ne le sera jamais d’un Français pur jus. L’antisionisme fait alors office de plus petit dénominateur commun avec les FDS, natios ou gauchistes, qui viennent se greffer sur ce type de manifestation. Et pire encore, je ne crois pas que ce dénominateur commun soit suffisant pour forger un embryon d’alliance. Pourquoi ? Parce qu’il est clair qu’aujourd’hui, les masses arabo-musulmanes de France sont assez fortes pour se passer de l’aide de qui que ce soit. Les gauchistes, comme à leur habitude, suivent le mouvement, toujours à la poursuite de leurs chimères égalitaires et internationalistes, et sont tolérés par le gros des manifestants, pourvu qu’ils se fassent discrets. Et malheureusement, certains natios tentent de satisfaire une vague passion antijudaïque dans la manœuvre en se cachant dans des cortèges dont le système politico-médiatique n’osera dire trop de mal. Mais une fois de plus, il faut le répéter, les arabo-musulmans sont en train de prendre le large politiquement, car ils atteignent peu à peu une masse critique qui leur autorise l’autonomie. Et c’est cela qui devrait nous inquiéter avant toute autre chose. Nous avons en face de nous des gens nombreux, qui apprennent à s’organiser, et qui, n’en déplaise à Alain Soral, ne veulent pas se réconcilier avec qui que ce soit. Je ne crois pas d’ailleurs que ces gens en éprouvent le besoin. On se réconcilie lorsqu’on a un différent, mais que ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous sépare. Or il me semble que nous ne sommes pas exactement dans cette situation.
Cela fait d’ailleurs un bout de temps que les politiciens et les médias l’ont bien compris : le traitement pro-palestinien de l’information, les postures indignées et autres airs concernés et humanitaires ne sont jamais qu’autant de génuflexions destinées à donner le change face à ces masses remuantes avec lesquelles nos élites pensent pouvoir composer.
Comme dit le proverbe, il faut avoir une longue cuillère pour dîner avec le diable. Merci bien, mais ce genre de festin, on sait comment ça finit. Et puis, comment trinquer avec des gens qui ne boivent pas d'alcool, je vous le demande ?
Quel intérêt peut-il bien y avoir à soutenir des gens qui manifestent sur des bases religieuses et ethniques avouées ? Que va donc faire un nationaliste français dans des manifestations qui se déroulent sous la bannière palestinienne, qui regroupent majoritairement des arabo-musulmans et qui se terminent par des prières musulmanes ? Mystère. Certains invoqueront l'antisionisme, qui est d'ailleurs bien souvent un antijudaïsme déguisé. Disons-le franchement : c'est l'argument le plus stupide et improductif qui soit. Les nationalistes antisionistes sont encombrants pour les pro-palestiniens traditionnels qui, on le comprend, ne veulent pas trop s'embarrasser de gens qui donnent la pire image possible (médiatiquement parlant, s'entend) de leur combat - des gens chez qui ils soupçonnent d'ailleurs, et pas forcément à tort, un racisme rampant qui ne cherche qu'à utiliser leur cause. Les natios antisionistes sont aussi un boulet pour l'ensemble du camp nationaliste, car ils justifient toutes les accusations d'antisémitisme que l'opinion lui porte, à tort ou à raison. Et honnêtement, je ne crois pas que les pro-israëliens soient trop impressionnés : ils ont déjà suffisamment à faire avec la masse des pro-palestiniens arabo-musulmans.
D'après les comptes-rendus fournis tout autant par les natios en question (notamment VoxNR) que par les inévitables gauchistes crasseux dont je me demande toujours, soit dit en passant, ce qu'ils veulent, lesdits natios se sont fait jeter de façon musclée. Ils n'ont toujours pas compris ? Ce combat n'est pas le notre, et ne peut pas l'être.
Quel est le rapport, en effet, entre un descendant d’immigré maghrébin de banlieue et un Palestinien ? D’où vient la solidarité du premier avec la cause du second ? C’est simple : proximité ethnique et identité religieuse. Je comprends parfaitement cette solidarité, et j’en tire la seule conclusion possible : un Arabe de banlieue est plus proche d’un Palestinien qu’il ne le sera jamais d’un Français pur jus. L’antisionisme fait alors office de plus petit dénominateur commun avec les FDS, natios ou gauchistes, qui viennent se greffer sur ce type de manifestation. Et pire encore, je ne crois pas que ce dénominateur commun soit suffisant pour forger un embryon d’alliance. Pourquoi ? Parce qu’il est clair qu’aujourd’hui, les masses arabo-musulmanes de France sont assez fortes pour se passer de l’aide de qui que ce soit. Les gauchistes, comme à leur habitude, suivent le mouvement, toujours à la poursuite de leurs chimères égalitaires et internationalistes, et sont tolérés par le gros des manifestants, pourvu qu’ils se fassent discrets. Et malheureusement, certains natios tentent de satisfaire une vague passion antijudaïque dans la manœuvre en se cachant dans des cortèges dont le système politico-médiatique n’osera dire trop de mal. Mais une fois de plus, il faut le répéter, les arabo-musulmans sont en train de prendre le large politiquement, car ils atteignent peu à peu une masse critique qui leur autorise l’autonomie. Et c’est cela qui devrait nous inquiéter avant toute autre chose. Nous avons en face de nous des gens nombreux, qui apprennent à s’organiser, et qui, n’en déplaise à Alain Soral, ne veulent pas se réconcilier avec qui que ce soit. Je ne crois pas d’ailleurs que ces gens en éprouvent le besoin. On se réconcilie lorsqu’on a un différent, mais que ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous sépare. Or il me semble que nous ne sommes pas exactement dans cette situation.
Cela fait d’ailleurs un bout de temps que les politiciens et les médias l’ont bien compris : le traitement pro-palestinien de l’information, les postures indignées et autres airs concernés et humanitaires ne sont jamais qu’autant de génuflexions destinées à donner le change face à ces masses remuantes avec lesquelles nos élites pensent pouvoir composer.
Comme dit le proverbe, il faut avoir une longue cuillère pour dîner avec le diable. Merci bien, mais ce genre de festin, on sait comment ça finit. Et puis, comment trinquer avec des gens qui ne boivent pas d'alcool, je vous le demande ?
samedi 24 janvier 2009
Le monde se divise en deux catégories
Amusant, l'affaire Jean-Claude Narcy. Cet imbécile de journaliste a cru faire un compliment en disant de la prestation d'Aretha Franklin à la cérémonie d'investiture d'Obama : "On devait chanter comme ça dans les champs de coton." C'est un peu tombé à plat, et quelque part, on se dit que c'est plutôt le rayon de Thierry Roland ce type de commentaire. Mais voilà, à l'époque du tout-antiracisme, on ne s'en tire pas comme ça.
Aussitôt, l'inénarrable Patrick Lozès et son C.R.A.N. d'arrêt, jamais à court d'idées pour devenir une version mélanine-ready du C.R.I.F., lui est tombé sur le paletot. Et j'avoue que je le comprends. Il ne pouvait pas louper une occasion pareille de se faire remarquer, et à sa place, beaucoup auraient fait de même, quelque soit leur bord. Mais surtout, je le comprends et je le plains (enfin pas trop non plus) : c'est toujours désagréable quand quelqu'un vous rappelle qu'il y a moins de 150 ans, vos congénères trimaient dans des champs de coton sous la férule des blancs. Ben oui, faut regarder les choses en face : la supériorité technique des blancs leur a permis de réduire les noirs en esclavage sans trop de difficultés. Alors effectivement, comme Patrick Lozès, on peut parler d'un "inconscient blanc" qui s'exprime. Mais à qui la faute ? Quand les méchants blancs ont débarqué en Afrique, fallait se battre et les foutre à la mer.
L'Histoire ne fait pas dans la morale. C'est pas de chance, mais c'est comme ça. Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui chantent dans les champs de coton.
Aussitôt, l'inénarrable Patrick Lozès et son C.R.A.N. d'arrêt, jamais à court d'idées pour devenir une version mélanine-ready du C.R.I.F., lui est tombé sur le paletot. Et j'avoue que je le comprends. Il ne pouvait pas louper une occasion pareille de se faire remarquer, et à sa place, beaucoup auraient fait de même, quelque soit leur bord. Mais surtout, je le comprends et je le plains (enfin pas trop non plus) : c'est toujours désagréable quand quelqu'un vous rappelle qu'il y a moins de 150 ans, vos congénères trimaient dans des champs de coton sous la férule des blancs. Ben oui, faut regarder les choses en face : la supériorité technique des blancs leur a permis de réduire les noirs en esclavage sans trop de difficultés. Alors effectivement, comme Patrick Lozès, on peut parler d'un "inconscient blanc" qui s'exprime. Mais à qui la faute ? Quand les méchants blancs ont débarqué en Afrique, fallait se battre et les foutre à la mer.
L'Histoire ne fait pas dans la morale. C'est pas de chance, mais c'est comme ça. Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui chantent dans les champs de coton.
Inscription à :
Articles (Atom)